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    Virus

    Par L'Economiste| Edition N°:2919 Le 12/12/2008 | Partager

    Ce n’est pas facile de descendre de son nuage de générosité, surtout quand comme au Maroc à cause de la panne de l’ascenseur social, les classes ne se fréquentent plus et donc se connaissent mal. C’est sur cette toile de fond que se joue maintenant une partie difficile pour le microcrédit, une activité qui n’a pas beaucoup plus de dix ans.D’abord, il y avait eu l’idée qu’il fallait des taux d’intérêt très bas… jusqu’à ce qu’on s’aperçoive qu’un niveau trop bas faisait disparaître le microcrédit. Il n’a pas fallu longtemps pour comprendre que ce qui compte quand on est pauvre et entreprenant, c’est d’avoir les 5.000 DH de crédit, pas de payer 50 DH de plus ou de moins dans le taux. Bien qu’elle apparût la plus tenace, ce fut la fausse idée la plus facile à redresser. Plus compliqué fut d’amener son association à plus de professionnalisme. Il a fallu des mois et un psychodrame public honteux pour arriver enfin à faire appliquer les statuts et, à partir de là, lancer les réformes qui s’imposaient depuis longtemps.Et ce n’était pas rien puisqu’il s’agissait et s’agit encore des sécurités à prendre contre les défaillances de paiements. On le sait par l’expérience des autres pays: il y a un moment où les clients tentent de ne pas rembourser. Il faut bien savoir que chez le microcrédit, c’est une maladie mortelle, très contagieuse où les périodes électorales sont favorables à la propagation du virus.En face, l’appareil statistique est en retard pour faire de la prévention. Quant au recours devant la Justice, le droit n’a que des outils trop grossiers pour être adapté aux circonstances… sans compter que le ministère est détenu depuis dix ans par des titulaires politisés dont on ne peut pas dire qu’ils n’ont pas abattu un travail extraordinaire. Si la Justice ne peut ou ne veut pas aider à lutter contre le virus, il faudra le faire par d’autres voies et les droits de l’homme y perdraient beaucoup.Nadia SALAH

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