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    L'Edito

    Vieux démons

    Par L'Economiste| Edition N°:2649 Le 12/11/2007 | Partager

    Depuis le début du mois de novembre, l’Administration des Douanes rencontre de sérieux déboires dans l’installation de son nouveau programme de gestion des données, le programme Badr. Le nombre d’opérations traitées a drastiquement chuté. Le risque est que le Maroc se retrouve, encore une fois, devant des engorgements de ses points d’accès, comme cet été au moment de l’application de la réforme portuaire combinée avec l’explosion des importations.Mais la différence entre la Douane et le port, est que la Douane reste, envers et contre toutes les évolutions, une administration régalienne. Quand elle ne parvient pas à effectuer son travail, au lieu de prendre les mesures qui s’imposent, de réforme ou d’accélération des procédures, elle menace les administrés de mesures de rétorsion au cas où ils s’aviseraient de se plaindre. Ces derniers, au lieu d’avoir à subir «simplement» les avatars dus aux problèmes techniques en suspens, sont alors menacés de bien pire: documents égarés, contrôles mis indéfiniment en attente, inspecteurs et tampons indisponibles... L’imagination douanière est fertile en matière de rétorsion contre un administré qui aurait l’audace de critiquer la maison.Bien sûr, depuis des années, la Douane nous parle de sa propre évolution, de son écoute attentive auprès de ses clients qu’elle ne veut plus qu’on appelle usagers et encore moins administrés, de son souci du développement économique global prenant le pas sur son impératif de recettes… Tout cela est vrai, il y a bien eu une évolution sérieuse que chacun note avec satisfaction.Cependant, chaque fois qu’il y a une tension, même minime, ce sont les vieux démons qui reprennent le dessus. Il montre que la nature profonde de cette administration reste celle des années 60-70, celle des années de plomb… Ce genre de réflexe, chacun peut le mesurer aujourd’hui, aggrave n’importe quel petit problème technique que rencontre la Douane.Nadia SALAH

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