×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

L'Edito

Victoire!

Par L'Economiste| Edition N°:3182 Le 31/12/2009 | Partager

Plus aucune chance pour que le rapport de la Cour des comptes soit publié cette année. On a du mal à y croire et pourtant c’est vrai: ce gouvernement, qui accumule les mauvais classements en matière de transparence ou de lutte contre la corruption, n’a pas levé le petit doigt pour faire respecter une obligation constitutionnelle essentielle à la vie du Royaume: le rapport de la Cour des comptes. L’année dernière, une dangereuse petite musique s’était fait entendre chez les grands patrons du secteur public, chez certains hauts fonctionnaires, chez des walis… Cette petite musique s’infiltrait: «la Cour dit n’importe quoi… elle désespère les grands serviteurs de l’Etat… il faut l’empêcher de nuire à la bonne marche des affaires publiques». Ces beaux parleurs oubliaient soigneusement de dire que toute procédure à la Cour des comptes est contradictoire et que toute entreprise, tout ministère, tout service public peut, et surtout, doit répondre aux questions des magistrats; mieux, ceci doit se faire publiquement, puisque tout est publié dans le rapport.Bien sûr, quand on n’a pas d’explications, difficile d’en donner qui soient crédibles. Se faire épingler avec de trop grosses voitures de fonction, avec des collaborateurs trop nombreux, des factures surdimensionnées, des procédures négligées… Ce n’est pas agréable, même si cela ne méritait pas de poursuites, poursuites que la Cour n’a d’ailleurs pas fait faire engager.La meilleure défense étant l’attaque, alors attaquons la Cour pour la réduire au silence. Ce qui a été fait. Victoire sur toute la ligne!Tant pis si cette stratégie aboutit à mettre le Maroc en dehors de sa propre légalité constitutionnelle; tant pis si Rabat confirme ainsi tous les mauvais classements qui lui ont été infligés…Ce qui était important en réduisant la Cour des comptes au silence c’était d’empêcher que la gestion des finances publiques s’améliore par la vertu de la transparence. C’est gagné.Nadia SALAH

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc