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L'Edito

Vents

Par L'Economiste| Edition N°:2760 Le 21/04/2008 | Partager

L’effet château de cartes des subprimes n’est pas prêt de s’arrêter si l’on juge d’après les annonces de ce week-end sur les mégapertes des banques anglo-saxonnes Citigroup et RBS (5,1 milliards de dollars de pertes pour le premier et 4 milliards de livres pour le second). La question récurrente dans cette conjoncture de déprime internationale, c’est d’en évaluer l’impact pour des pays émergents comme le Maroc. Jusque-là, toutes les analyses convergent: nous tenons bon. Notre système bancaire semble certes à l’abri: il n’a pas autant prêté que son homologue américain aux ménages insolvables. Ce qui est en revanche à redouter, c’est plutôt l’effet de contagion sur l’économie réelle. Les exportateurs sur les marchés américains donnent déjà des signaux d’inquiétudes du fait d’un dollar faible (cf. notre édition du vendredi 11 avril). Maintenant, si le billet vert entraîne dans son sillage la zone euro, ce que certains économistes redoutent pour cet été, l’on imagine les conséquences. D’où la nécessité de verrouiller toutes les zones à risque. Pour les finances publiques, par exemple, vaut mieux ne pas s’endormir sur ses lauriers. Le dernier rating de S&P qui a dégradé la notation du Maroc semble déjà avoir anticipé ce climat délétère. Le Maroc continue de surfer sur l’euphorie de ses bonnes rentrées fiscales. Celles-ci ont continué sur leur lancée en 2007 avec plus de 135 milliards de DH. Mais l’on peut s’interroger sur la pérennité de cette manne. Certes, l’agence ne va pas jusqu’à considérer que le Maroc manquerait d’entrain pour réduire sa dette publique (55% du PIB tout de même). Le gouvernement est néanmoins exhorté à préserver des acquis difficilement négociés, poursuivre la viabilité budgétaire en explorant de nouvelles voies d’assainissement. Ce ne sera pas facile, car l’on observe déjà des pressions politiques, comme pour le dialogue social, allant dans le sens d’une augmentation des dépenses. Quelle marge alors pour contrer les mauvais vents?Mohamed Benabid

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