×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

L'Edito

Vent de fraîcheur

Par Abashi SHAMAMBA| Edition N°:5010 Le 25/04/2017 | Partager
abashi_web.jpg

Le Forum de l’Etudiant qui s’est achevé dimanche, à Casablanca, a donné un aperçu des mutations qui vont toucher à moyen terme le secteur de l’enseignement supérieur au Maroc. Sur les plans de l’organisation et au vu de la qualité des exposants, ce salon a incontestablement gagné en professionnalisme. D’édition en édition, ses standards s’améliorent. Ce qui fait de ce rendez-vous une des meilleures expositions du calendrier des affaires.

On pouvait surtout y observer une véritable émulation entre les établissements publics et privés. Les écoles publiques et les facultés commencent à réaliser qu’il ne suffit pas d’aligner une offre de formation pour être attractif. L’arrivée des universités privées délivrant des diplômes reconnus par l’Etat ainsi que celle des grandes écoles étrangères (l’Essec vient d’annoncer l’ouverture de son campus) devraient amplifier ce vent de fraîcheur.

La (dernière) rente liée au diplôme d’Etat que certains dans le système public considéraient jusqu’à présent comme étant l’avantage compétitif absolu, vient de sauter. Il va falloir désormais se marketer, travailler le contenu pédagogique et suivre de près les attentes du marché pour attirer les meilleurs candidats et les meilleurs enseignants.

Il faut espérer que le ministère de tutelle ne vienne pas stopper de nouveau cet élan. L’on se rappelle des initiatives des écoles de commerce et des facultés d’économie et de gestion pour professionnaliser les cursus. L’animation pédagogique des programmes avait été gravement perturbée par le retard de crédits de fonctionnement.

Et lorsque ces établissements avaient lancé des formations payantes, ils étaient accusés de franchir la ligne rouge. Et ceux qui restaient immobiles étaient considérés comme de bons élèves quitte à continuer à produire des chômeurs. Voilà comment le système récompense l’initiative.

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc