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L'Edito

Valeurs

Par L'Economiste| Edition N°:1442 Le 22/01/2003 | Partager

IL y a ceux qui sont foncièrement contre, ceux qui sont pour et ceux qui essayent d'en faire une tentative de récupération politique. Le projet de réforme de la Moudawana, qui semble aujourd'hui réactivé, a montré à quel point, sur la question de la femme, il peut y avoir clivage au sein de la société marocaine. Alors, quel est l'état des lieux pour une société qui se veut tout de même une des plus ouvertes du monde musulman? La femme est une citoyenne de seconde zone pour de nombreux aspects des droits civils et familiaux. A commencer par l'acte de répudiation que le mari peut envoyer par courrier postal, l'autorisation paternelle ou maritale pour voyager seule ou avec ses enfants, l'absence de statut pour les enfants naturels. Lorsqu'il s'agit du mariage d'une Marocaine musulmane avec un étranger non musulman, celle-ci perd son droit à l'héritage paternel et celui de faire hériter ses enfants des biens qu'elle pourrait avoir reçus de ses parents. Bref, des droits très limités et sans commune mesure avec ceux des hommes concernant le divorce, les droits de garde ou de visite pour les enfants, les pensions alimentaires. C'est donc contre tout ça que se battent les associations féminines. La refonte du texte ne sera sans doute pas facile, car elle suppose la révision de quelques idées reçues, voire des modèles de pensée que l'on croit ou que l'on présente comme authentiques. Encore une fois, il ne s'agit pas aujourd'hui de propager un discours haineux anti-islam ou antivaleurs. Et ce, même si beaucoup commencent à s'interroger sur cette tendance à l'identification quasi névrotique à la religion pour tous les aspects de la société. Il s'agit plutôt de montrer que les valeurs universelles de respect des droits de l'Homme, avec un grand H, ne sont pas l'apanage de l'Occident. Ni celui des hommes, avec un petit h.Mohamed BENABID

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