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L'Edito

Une voix

Par L'Economiste| Edition N°:4656 Le 27/11/2015 | Partager

La CGEM – en réalité sa présidente et une poignée de militants autour d’elle – a bien fait de se battre pour tirer profit de l’opportunité constitutionnelle d’envoyer des élus ad hoc à la 2e Chambre.
A la différence de nombreux autres élus, cette petite poignée  d’entrepreneurs ne sont pas dans la professionnalisation de la politique. Ils sont entrepreneurs économiques; pas – ou pas encore? – des entrepreneurs en politique.
En principe, les élus via les Chambres de commerce, industrie, pêche, agriculture ou artisanat avaient cette mission. Malheureusement, le système marche sur la tête. Au lieu d’être réservés aux mandataires du monde  économique, les sièges des Chambres ont été colonisés par des professionnels de la politique à qui le suffrage universel avait pourtant clairement signifié leur renvoi.  Cette colonisation est si puissante qu’il est impossible de réformer les Chambres afin de leur restituer leur vocation économique… pour le grand malheur des TPE et des entreprises moyennes.
Peut-être qu’au bout de quelques mandats, les suffrages de la CGEM vont eux aussi être kidnappés et détournés, comme l’ont été ceux des Chambres? Qui peut savoir?
En attendant, à la Chambre des conseillers et par la voix de Mehdi Abdelkrim, ont été posés sans fard des problèmes récurrents: l’échec du plan Maroc Numeric, les collisions de stratégies, l’absence de résultat  sur le front du chômage… Sans oublier, l’urgence parmi les urgences, les reculs gravissimes du tourisme face à un ministère bavard et inopérant.
On sait tout cela. Pourtant, c’est la première fois qu’au milieu des élus de la Nation, un discours politique n’est pas vidé de sens pour s’arranger avec  les connivences politiciennes de l’instant et pour couvrir  des marchandages de coulisse.
Quel changement!

Nadia SALAH

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