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L'Edito

Un sur trois

Par L'Economiste| Edition N°:2001 Le 15/04/2005 | Partager

Le taux a fait sursauter tout le monde: seulement 69% de nos jeunes 15-24 ans, c’est-à-dire des jeunes qui sont sur le seuil du marché du travail, sont alphabétisés. Ces chiffres sont des projections officielles qui méritent donc d’être validées par les résultats du recensement. Elles viennent des services gouvernementaux du Maroc et même si elles sont rectifiées grâce au recensement, la rectification ne va malheureusement pas être de nature à changer la donne du tout au tout. Les quelques points que nous avons peut-être gagnés ne vont pas révolutionner la situation.En fait, nous savons tous que ces données sont désastreuses, mais elles restent dans une sorte de conscience lointaine, comme si nous n’étions pas partie prenante à ce monde d’analphabétisme. Nous le savons, nous le connaissons, mais sans le savoir, sans le connaître vraiment.Soyons plus concrets.En gros, ces chiffres veulent dire que lorsque vous rencontrez trois jeunes, un ne sait ni lire ni écrire. Pis encore: puisque vous lisez ce texte, c’est que vous savez lire. Cela veut dire que la moitié de vos deux futurs collaborateurs, partenaires ou clients ne saura pas appliquer vos instructions écrites…C’est terrible et terrifiant. Votre entreprise ne pourra pas grandir comme vous le souhaitez pour votre propre carrière; ou bien alors vos produits auront du mal à se vendre, car votre marché ne saura pas bien les utiliser. Ce même marché sera d’autant plus étroit qu’on ne peut pas s’attendre à ce que ceux qui ne savent ni lire ni écrire aient miraculeusement un gros pouvoir d’achat.C’est cela qui est terrible et terrifiant, ce côté programmé, inéluctable du développement sciemment ralenti pour tout le monde et pas seulement pour les analphabètes.S’il doit y avoir une seule mobilisation nationale, il faut que ce soit celle-là: investir et s’investir pour rattraper ce que l’école a raté. Ce n’est pas une question individuelle mais bien une question de sauvegarde collective.Nadia SALAH

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