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    L'Edito

    Tyrannosaures

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5482 Le 27/03/2019 | Partager
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    Une bande de jeunes, des tout jeunes et des un peu moins jeunes, ont constitué un «mouvement», Maan.

    Deviendra-t-il un parti avant les élections? Difficile à dire. Certains le souhaitent, d’autres s’y opposent. Pour l’instant, on ne peut que poser la question. Il serait malhonnête de soutenir que la réponse existe déjà: rien dans ce groupe ne ressemble au Mouvement de tous les Démocrates dont sortit le PAM, aujourd’hui en perte de vitesse à cause des maladresses de ses chefs.

    Maan veut faire du renforcement de compétences démocratiques, de l’acquisition des droits et devoirs politiques… Pour le dire vite: ils voudraient ré-enchanter la chose publique, couper court au désespoir qu’elle produit. Ils ont un vocabulaire nouveau. Ils parlent sans avoir peur des mots de ce qui sera leur principal souci: gérer les egos.

    Ni les familles ni les écoles n’apprennent à gérer les succès et surtout les échecs. Combien de partis, d’équipes, d’associations explosent, combien de personnes intelligentes profèrent des dénonciations calomnieuses, quand une élection est perdue.

    Ou quand on distribue les postes après la victoire. Regardons les mômes jouer au foot dans la rue, ils savent choisir leur arbitre sans faire de drame. Les petits savent gérer les egos. Leurs aînés ne le savent plus. Apprendre dès l’école à voter pour choisir un chef de classe serait un grand pas (à inscrire d’urgence dans le nouveau modèle marocain).

    A la décharge des grands qui s’engagent dans la politique, reconnaissons que ce n’est pas un milieu fair-play. Ce ne sont pas des dinosaures ordinaires qui dominent ce marigot-là. C’est le plus féroce des plus féroces, le Tyrannosaure Rex. Les plus impitoyables d’entre eux n’ont pas l’intention de renoncer au clientélisme qui les nourrit (voir le livre de A. Zyne: «#Changer»).

    Les «Maan-istes» ont du pain sur la planche, à condition d’échapper aux dents de ces créatures hors du temps, refusant de voir que le Maroc a changé d’ère (Lire article).

     

     

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