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    L'Edito

    Tuyaux et contenus

    Par L'Economiste| Edition N°:2290 Le 05/06/2006 | Partager

    On s’y est presque habitués: deux semaines de télé sans TPS. Il ne faut guère se faire d’illusion. C’est réellement fini pour le piratage dont on avait gonflé démesurément les capacités. Maintenant, ce qu’il faut relever aussi, c’est cette transition, «tout en douceur», vers la légalité. Le lancement de la télé sur ADSL pourrait être un des plus gros événements de l’histoire des télécoms au Maroc. Pour en mesurer la portée, il faut se rappeler quelques principes élémentaires. A commencer par l’économie des réseaux, chère à Carl Shapiro, et l’économie des médias. Celles-ci ont toujours constitué des grilles de lecture incontournable pour comprendre les stratégies des entreprises de télécoms. Les déclinaisons de ces économies, ce sont les scénarios d’une nouvelle croissance portée par la convergence télécoms/médias/Internet. Ces synergies entre tuyaux et contenus semblent se dessiner aujourd’hui. Prenons par exemple Internet, le parc des abonnés au Maroc a réalisé un bond de plus de 20% au premier trimestre 2006. Peu d’activités peuvent se prévaloir d’une telle croissance. L’ADSL concentre la quasi-totalité des connexions Internet avec près de 96%. Une niche donc raisonnable à laquelle Maroc Telecom, et plus tard d’autres opérateurs, se devait de s’intéresser. Les contours de ce nouveau marché ne sont pas clairement délimités pour l’heure. Mais ce marché sera sans aucun doute au cœur de la reconfiguration du secteur des télécoms. A cela, des raisons évidentes. Il faut innover dans les autres. Les opérateurs de télécoms ne peuvent plus comme par le passé s’assurer l’exclusivité des infrastructures. C’est l’essence même de l’esprit des politiques de libéralisation. L’alternative qui reste donc est de s’orienter vers des alliances avec les fournisseurs de contenus. Ce sera un atout concurrentiel important. Mohamed BENABID

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