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L'Edito

Turquie et PJD

Par Nadia SALAH| Edition N°:5603 Le 30/09/2019 | Partager
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Lors de l’Assemblée générale de l’ONU, invitation a été transmise au président turc, Erdogan.

La première visite en 2013 s’était assez mal passée. Plutôt par la faute du gouvernement Benkirane. De nombreux PJDistes marocains nourrissent une grande admiration pour leur homonyme, le PJD turc (AKP). 

Bien naturellement, mais avec beaucoup de présomption, les premiers ont tenu à recevoir celui qui, à l’époque, n’était «que» le Premier ministre d’un régime politique encore démocratique. Et d’un pays considérablement plus grand et développé que le Maroc.

Malgré 20 ans de mandats au Parlement, notre PJD ne sut pas organiser cette visite. Sans entrer dans les détails cocasses, retenons que les Turcs repartirent avec une piètre idée de leurs frères islamistes du Maroc.

En fait, les Marocains pourraient leur renvoyer la balle: depuis 2013, l’économie turque se porte de mal en pis, avec des baisses de niveau de vie inconnues de ce côté ouest de la Méditerranée. Ce qui explique et ce qui s’explique par un durcissement politique sans précédent, dont on sait très peu de choses ici. Deux exemples: un tiers des juges et plus de 100.000 fonctionnaires ont été révoqués et privés de passeport.  Et, à côté de ce que fait Ankara aux journalistes turcs et étrangers, le traitement marocain, c’est le Club Med!

Il y a plus embarrassant pour le Maroc: l’accord de libre-échange de 2003. Un accord suppose la loyauté réciproque. Mais le Maroc est, comme souvent, un peu trop confiant. On peut aussi employer un qualificatif plus sévère…

Dans les années 2000, Rabat était en forte croissance. Il n’était pas si grave que des entreprises turques, visiblement subventionnées, volent des marchés jusque sur le tram de Casablanca ou sur les TP africains. Faut-il rappeler les batailles des Saadiens puis des Alaouites contre la pression ottomane…  Les souhaits d’amitiés politiques ne peuvent en aucun cas justifier des ruines au Maroc.

 

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