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L'Edito

Turbulences

Par L'Economiste| Edition N°:2140 Le 28/10/2005 | Partager

Week-end chargé pour l’USFP. Conseil national, 40e anniversaire de la disparition de Ben Barka. Les sujets à l’ordre du jour sont connus: règlement intérieur, refonte des statuts… Mais pour une fois, c’est en coulisses qu’il faudrait surveiller le débat le plus passionné: le bras de fer que se livreraient El Yazghi et El Gahs. Depuis quelques semaines, le sujet alimente l’essentiel des conversations dans les milieux politiques. Officiellement, personne ne se revendique de l’affrontement car l’USFP est le genre de parti qui préfère laver son linge sale en famille. L’explication la plus communément admise est qu’El Yazghi ne se résout pas à l’idée de voir émerger une jeune figure, qui de plus aurait eu le culot d’exprimer ouvertement des idées pour rénover le parti. Au Maroc, il ne faut pas froisser les vieux, y compris en politique. Derrière les formules et les mots d’ordre, toute la difficulté pour El Yazghi et son camp consiste à trouver des arguments crédibles à opposer à une implacable réalité politique: celle d’un El Gahs qui monte, qui bénéficie d’une image plutôt positive dans une partie des rangs de la gauche comme au sein de la classe politique toute entière. Pour lui barrer la route, toutes les idées sont bienvenues, y compris de l’écarter du journal du parti, Libération. Se prêter à ce jeu est fort dangereux pour un parti qui appelle régulièrement au renouvellement des hommes et des idées. Il fait surtout le lit de ce que Lahlimi avait qualifié il y a quelques années de “pédophilie politique”. Ce qui serait davantage préjudiciable, c’est qu’une des plus grandes formations politiques du pays s’épuise dans une dérisoire guéguerre de générations qui exaspérerait une partie de l’électorat de gauche au regard des problèmes du pays, pour la faire basculer vers des zones de turbulences, islamistes notamment, nettement plus dangereuses.Mohamed BENABID

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