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L'Edito

Trop-plein

Par L'Economiste| Edition N°:2611 Le 17/09/2007 | Partager

C’est encore politiquement incorrect de le dire, mais le patron du CCDH a bien raison de s’inquiéter de l’hyperprolifération des organisations non gouvernementales, les fameuses ONG.Certes, la multiplication des ONG, de toute sorte et de toute obédience, est le signe que la société civile est active, ou qu’au moins en son sein, il existe beaucoup de gens qui, en toute liberté, donnent sans compter leur temps et leurs compétences, pour améliorer le sort commun. Ceci n’est pas contestable et n’est pas contesté. Cependant, comme en toute chose, il faut mesure garder.Par exemple, plus de 600 ONG marocaines se sont auto-chargées de surveiller les élections. Les autorités locales et centrales les ont toutes acceptées sur simple déclaration d’intention, s’interdisant de regarder de plus près si, oui ou non, on avait affaire à une vraie organisation, ayant une structure dûment élue et un fonctionnement régulier. C’était prendre des risques, mais l’aura des ONG est telle que personne n’ose plus poser les vraies questions, sauf le patron du CCDH.Toujours pour suivre cet exemple, quelques jours plus tard, ce «collectif» de plus de 600 ONG produit un communiqué de presse critiquant vigoureusement le processus du vote. On ne sait toujours pas qui sont ces associations, qui sont leurs présidents élus et encore moins comment les représentants ont été désignés, ni comment ils ont travaillé. On dirait qu’il suffit de s’auto-dénommer «collectif d’ONG» pour devenir non seulement légitime, mais aussi compétent en tout domaine. Il est évident que parmi ce groupe d’associations, il y a des personnes et des organisations très rigoureuses, très sérieuses. Celles-là n’ont pas apprécié ces manières d’agir, dans l’anonymat et la précipitation. Mais le feront-elles savoir publiquement, redoutant que leurs critiques freinent le dynamisme de la société civile marocaine. Au désert, elles préfèrent le trop-plein et l’activisme. Mais il arrive un temps où le trop engendre de la médiocrité… dont tout le monde aura à souffrir. Nadia SALAH

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