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L'Edito

Tronqué

Par L'Economiste| Edition N°:2623 Le 03/10/2007 | Partager

Plus de soixante pour cent des électeurs inscrits n’ont pas participé au vote le 7 septembre dernier. On ne doit pas oublier cette donnée fondamentale. Si l’on veut avoir une vie politique saine, il faut en chercher les causes et y porter remède.Abbas El Fassi, désigné futur Premier ministre, a entamé ses négociations avec les autres partis politiques pour former son gouvernement. Deux points importants sont à relever.Le premier est que tout est fait pour que ces négociations se déroulent en circuit fermé. L’opinion publique, c’est-à-dire les électeurs ne sont pas informés; pis, ils sont tenus à l’écart. C’est un message négatif. Il signifie que les électeurs en particulier et les citoyens en général ne comptent plus.Le deuxième point préoccupant est que les maigres informations filtrant des entretiens du futur Premier ministre montrent un processus tronqué. On ne négocie que les postes, leurs nombres et leurs titulaires… mais rien sur les programmes!Pour la classe politique actuelle, la participation au pouvoir est devenue un partage des postes entre des personnes, prêtes à tout pour se placer.Dans ces conditions, il est tout à fait normal que le citoyen hésite à donner sa confiance à ces gens-là.Valeur aujourd’hui, le seul programme qui soit réellement connu et transparent est celui du Souverain, puisque lors de la nomination du Premier ministre, le Roi a fixé des axes de l’action gouvernementale.Lorsqu’un produit se vend mal, il ne vient à l’idée de personne de vouloir réformer la clientèle: on réforme le produit. Au Maroc, malheureusement, la classe politique n’a tiré aucune leçon des pratiques des entreprises commerciales. La classe politique s’obstine dans ces comportements opaques, ce que l’électorat rejette massivement.Le grand chantier à ouvrir, c’est celui de la réforme de la classe politique elle-même.Abdelmounaïm DILAMI

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