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L'Edito

Trompe-l’œil

Par L'Economiste| Edition N°:3599 Le 19/08/2011 | Partager

C'est le ministre des Finances, futur candidat à la Chambre des représentants et patron du RNI, qui le dit: depuis son arrivée et jusqu’à la fin de 2012 (puisqu’il faut bien prévoir le budget de l’année prochaine: 42 milliards de DH!), on aura mis 160 milliards de DH dans les subventions à la consommation.
A la limite, un tel montant n’a plus de sens. Il faut lui donner des points de comparaison. Or la somme est si énorme que ces points de comparaison il faut aller les chercher dans la finance internationale. Nos dépenses de subvention nous portent au-dessus de 20 milliards de dollars… et à nouveau le chiffre nous parle, parce que nous l’entendions à longueur de journée: nous sommes dans les niveaux d’économies que doit faire le budget américain ces prochains mois… un gros effort, disent-ils.
Sauf que nous ne sommes pas la première puissance mondiale, que nous n’en avons ni les moyens, ni les pouvoirs.
Ces données sont si extravagantes, et pourtant exactes, que, forcément, d’autres questions se posent.
Dans quelles mesures ces subventions ont-elles contribué à l’aggravation très inquiétante des comptes extérieurs? Quelle part ont-elles dans l’accroissement du niveau de vie général? Ou bien, même question posée autrement: quel pourcentage de cette amélioration, n’est qu’un artifice politique qu’il faudra payer rapidement, les intérêts en plus? Serions-nous entrés sans y prendre garde dans un système économique en trompe-l’œil, qui ne tromperait en fait que nos yeux ?
La réalité est que chacun de nos responsables sait aussi bien que les citoyens, ce qu’il en est vraiment. On a tant et tant tardé à faire le tout premier petit pas qu’aujourd’hui le fossé à franchir est un abîme, terriblement effrayant.
En tout cas, notre système politique ne sait pas prendre ce genre de décision, et préfère attendre la catastrophe. La nouvelle Constitution peut-elle changer la donne?

Nadia SALAH

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