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L'Edito

Triche

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5231 Le 16/03/2018 | Partager
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C'est une grande manipulation qui cherche à faire culpabiliser les entreprises qui tentent de protéger leurs marques. Une opération de lutte contre la contrefaçon tourne à un début de «hirak» dans un quartier de Casablanca. L’affaire est loin d’être anecdotique.

Il y a quelques années, pareils débordements auraient été impensables. Les institutions, qu’il s’agisse de la Gendarmerie ou de la Douane, procédaient aux saisies, verbalisaient sans trop de résistance. Aujourd’hui, non seulement les contrevenants résistent, mais ils manifestent et accusent... l’accusateur. Déconcertant!

Il y a quelques réacteurs à ce populisme économique. D’abord, l’absence de voix politique courageuse pour expliquer que ce nivellement «industriel» par le bas ne pourrait être salutaire pour la compétitivité de l’économie marocaine. Celle-ci ne pouvant vivre d’une réputation de copieur.

A ce titre, les premiers perdants seraient donc bien les prolétaires du système D qui vivent de la contrefaçon. Encore faut-il s’assurer qu’ils en sont les bénéficiaires exclusifs, ce qui n’est pas acquis. L’argument social résiste difficilement à l’examen, si l’on s’intéresse de plus près à l’identité des réseaux d’approvisionnement. Les pistes conduisent aux filières d’importations asiatiques, aux usines clandestines de Aïn Harrouda tout comme aux magasins chics d’articles de sport.

Ensuite, l’impression de désordre que charrie cette affaire est beaucoup plus inquiétante si elle est ramenée à une évolution profonde de la société marocaine. Elle s’exprime à travers des formes de gramscisme politique et religieux qui étouffent la lucidité et la capacité de raisonnement. Dès lors, il ne faut guère s’étonner de ses effets schizophrènes.

Le retour aux aspirations spirituelles peut fort bien s’accommoder de comportements permissifs et éthiquement déviants. A moins que la contrefaçon ne mérite un statut autre que la triche.

 

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