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    L'Edito

    Travailleurs

    Par L'Economiste| Edition N°:757 Le 28/04/2000 | Partager

    La classe ouvrière défile. C'est beau le calme social.Mais il ne faut pas voir la réalité sociale à traversle prisme politico-syndical déformant. Les manifestations du 1er Mai ont bien sûr le mérite d'exister,car elles sont les seules autorisées. Ensuite, elles sont consacréesau travail, c'est rare dans un pays où les réunions publiquessont consacrées au bavardage, sous couvert de débat intellectuel.Enfin, ceux qui travaillent et se taisent toute l'année, peuventce jour parler et crier. Ces défilés, ce sont les ouvriers des grandes entreprisesindustrielles qui en forment le noyau dur. Cependant, ces "ouvriers"ne sont pas tous les travailleurs. Déjà, l'industrie pèsepeu dans l'économie, et donc ses effectifs aussi. Et quand elle recrute,ce sont des techniciens ou des cadres qui ne revendiquent pas via les syndicats,mais gèrent seuls leur carrière. Par ailleurs, les ouvriers de l'industrie reculent au profit des employésde services (banques, distribution, maintenance). Les cols blancs ne sontpas syndiqués comme les blouses bleues. Il faut surtout rappeler que la majorité des salariés du Marocsont en fait des fonctionnaires de l'Etat, avec d'autres réflexesrevendicatifs. Enfin, les ouvriers et les employés du privé, comme les fonctionnaires,ne sont donc pas tous les travailleurs. Car le salariat est en recul, commepartout à travers le monde, au profit du travail indépendant,et de la petite entreprise personnelle. Les travailleurs redeviennent desartisans et des commerçants. Nos syndicats ne se sont pas préparés à accueillirtoutes ces catégories de travailleurs dans leur logique et leursintérêts. Voilà pourquoi la mobilisation du 1er Mai se perd dès qu'ily a un week- end prolongé. Khalid BELYAZID

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