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    Par L'Economiste| Edition N°:3681 Le 20/12/2011 | Partager

    On le voit bien dans les réunions professionnelles, nos patrons ont blanchi. Les «jeunes loups qui ont faim» ne sont pas assez nombreux, pas assez bruyants, pas assez présents: ils n’occupent pas assez de place.
    Pourtant, le baromètre de l’Agence nationale des PME montre sur deux ans une évolution que l’on n’aurait pas crue si rapide (cf. ci-contre et l’analyse en pages intérieures). Surtout au Maroc, un pays très traditionaliste en matière de vie familiale.
    Les entrepreneurs d’aujourd’hui sont plus et mieux préparés qu’il y a deux ans pour les cessions d’entreprises, que ce soit une cession intrafamiliale ou une cession sonnante et trébuchante, hors du cercle.
    œdipe n’est pas Marocain. Il n’est pas question de l’introduire de force dans une culture qui ne s’y prête pas; surtout lorsqu’il s’agit de jouer avec le patrimoine national des entreprises.
    Le mérite de ce baromètre est de mettre des chiffres sur ce qui, sans lui, reste des anecdotes, et de tordre le cou à bien des a priori.
    En effet, le développement des frustrations sociales (incarnées dans les sit-in ou le M20) provoque une assimilation quasi systématique entre succession et népotisme. L’assimilation est telle que l’opinion publique finit par nier l’existence des héritiers méritants. Et ne parlons pas de ceux qui ont poussé l’entreprise de leur père à un niveau inespéré! On en trouve pourtant beaucoup au Maroc, nettement plus que le cas inverse, du fils ou de la fille indigne de la succession qui lui échoit.
    Ce qui manque, et ce que montre, en creux, le baromètre, c’est une culture partagée autour de la transmission d’entreprise. En effet, les concernés ont évolué et connaissent les pièges et les avantages.
    En revanche, c’est dans l’environnement que les idées sont restées archaïques et caricaturales, alors que le progrès du Maroc est précisément de veiller à ce que les compétences sociales de tout le monde avancent.

    Nadia SALAH

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