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L'Edito

Transition

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:4980 Le 14/03/2017 | Partager
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La réforme des cliniques privées continue de porter ses fruits avec l’arrivée d’un actionnariat non médical. Dans cette vague très suivie de restructuration de toute une filière, l’on décèle les contours d’un discours complètement rénové  de maturité économique, où il est question, sur un ton assumé,  d’analyser la «demande», «satisfaire le client»…

C’est nouveau sous les cieux marocains. Le marché de la santé n’aura pas vendu son âme au diable, s’il apprend à mobiliser ce vocabulaire dans une logique de compétitivité. L’autre approche, celle qui s’est proclamée, du moins officiellement, sous sa vocation humanitaire, et souvent infantilisante, a lamentablement échoué dans la politique de prise en charge médicale.

L’état de délabrement caractérisé de l’offre de soins, dans le public par manque de vision doublé de gouvernance défaillante,  et dans une grande part du privé par déficit de concurrence,  est assez éloquent. L’absence d’émulation dans un sens comme dans l’autre a porté l’estocade finale. Vue de l’extérieur, la gestion corporatiste des cliniques privées a semblé pendant des années la meilleure option dans le contexte marocain. A vrai dire, il s’agissait plus d’une impression que d’une certitude, car elle n’a jamais pu être étayée par des diagnostics solides en raison de montages financiers opaques et d’architectures complexes où les frontières avec le cabinet médical sont diffuses.

C’est ce qui explique pourquoi les cliniques ont été pendant longtemps un angle mort tant pour les enquêtes journalistiques que pour les analyses économiques fines.  Jusqu’au jour où les frasques de la gestion des sociétés civiles immobilières qui en assuraient le portage ont commencé à déborder après des saisies de murs par le CIH. Comme pour toutes les périodes de transition, la reconfiguration en cours continuera de déranger toutes les formes de rentes. C’est le prix du changement.

 

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