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L'Edito

Transferts

Par L'Economiste| Edition N°:1190 Le 22/01/2002 | Partager

Le travail de délégation va bon train, même s'il est relativement discret: il n'y a pas trop de résistances au mouvement lancé par SM le Roi et le Premier ministre pour délocaliser le traitement des dossiers d'investissements, investissements d'entreprises et aussi investissements publics des collectivités locales.Les résultats de ce travail, comme l'indiquaient la lettre royale et la circulaire du Premier ministre aux membres du gouvernement, profiteront le plus aux investisseurs petits et moyens. Les grands, eux, parviennent le plus souvent à réaliser leurs projets, même si les procédures administratives leur mettent des bâtons dans les roues.Il n'en va pas de même pour les moyens et les petits. Pour eux, deux voies: ou bien limiter leurs ambitions et en même temps limiter les créations d'emplois; ou bien plonger dans l'informel. Ce ne sont pas des vues de l'esprit car les statistiques sur l'emploi et le chômage montrent que partout dans le pays, l'informel et le précaire ont le vent en poupe. Certes, il vaut mieux cela que rien du tout, mais ce n'est cependant pas un signe de bonne santé pour la gouvernance du pays. Chacun en convient.Maintenant, renvoyer vers les régions et les provinces le travail administratif, c'est aussi faire passer une partie du pouvoir dans les mains d'administrations moins contrôlées que les administrations centrales. Or, l'enquête de Transparency Maroc montre bien que c'est le niveau local qui a la plus mauvaise image de marque en matière de corruption.Aussi, faut-il que les walis et gouverneurs, qui seront responsables du travail de leurs administrations, prévoient un système de recours en cas d'abus. La lettre royale l'évoque indirectement dans la proposition de cellule de conseil. Mais il faut que cette mission de recours soit clairement affichée, ne serait-ce que pour bien dissuader ceux qui seraient tentés de "profiter" du transfert de pouvoir.Nadia SALAH

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