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    L'Edito

    Tram

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5355 Le 21/09/2018 | Partager
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    Il roule, il roule le tramway de Casablanca… Plus de 157 millions de personnes transportées en 5 ans seulement, la ligne 2 en mode de rodage (Lire article), les préparatifs pour la ligne 3 en finalisation.

    Un double pari qui paraissait irréaliste tant sur le plan politique, de la mobilité qu’urbanistique. D’abord sur le plan politique, il faut relever une productivité doublée d’une qualité d’organisation qui sont assez inhabituelles pour ne pas être signalées. Par une alchimie très subtile, les ingénieurs des SDL planifient, réalisent, évaluent, corrigent au besoin, tandis que les élus s’approprient les résultats.

    L’honneur est sauf et les engagements de décentralisation respectés. Les technocrates ont vraisemblablement su faire preuve d’une psychologie redoutable. Peu importe de savoir si la cueillette est une vraie revanche des pouvoirs locaux, ou si elle en est seulement l’illusion.

    En tout état de cause, cette efficacité a manqué cruellement à la gouvernance des villes. Elle laisse même un goût amer si elle est rapportée aux autres scénarios envisagés au début de la réflexion sur la question des transports dans la métropole économique. Comme pour le métro, solution préconisée pour les villes qui dépassent le million d’habitants et qui aurait pu laisser un peu plus de marge pour les voiries. 

    Ensuite, sur le plan de la mobilité, le renforcement du maillage du réseau de tram confirme définitivement l’orientation de ce choix de transport. Dans la foulée elle pose fatalement la question de la cohabitation avec les autres modes (bus et automobile) avec l’espoir de convaincre les usagers d’y renoncer un peu.

    Enfin, sur le plan urbanistique, les effets du tram sont perceptibles dans beaucoup de quartiers, y compris ceux que l’on pensait irrécupérables. Pour asseoir définitivement la transformation, il reste à travailler les autres déterminants comme la politique foncière, l’aménagement de l’espace, la capacité à réhabiliter des centres-villes fortement dégradés comme à Casablanca.

     

     

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