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L'Edito

Titanic

Par L'Economiste| Edition N°:2130 Le 14/10/2005 | Partager

Beaucoup d’entre vous se souviennent sûrement du somptueux cinéma Vox à Casablanca, conçu dans les années 30, ou encore de l’Arc. Le premier a été rasé pour devenir un parking et le second a sombré.Aujourd’hui, les salles de cinéma ferment les unes après les autres. En 1980, nous avions 250 grands écrans et ils ne sont plus aujourd’hui qu’une petite centaine. Le taux d’occupation ne cesse de chuter pour atterrir à 7% contre 13% en 2003 (il était de 30% dans les années 80!). C’est le grand naufrage de notre Titanic cinématographique à nous. Et c’est déplorable. Les pays industrialisés, eux, l’ont compris: le cinéma et l’audiovisuel en général sont devenus un enjeu planétaire, le produit de consommation le plus répandu dans le monde.Nous, on va chercher les explications du côté des pirates de DVD et autres supports, du prix des tickets ou de la parabole. Mais cela n’excuse en rien la léthargie des responsables de ces salles et celle des autorités. Finalement, qui fait quoi et qui doit prendre quelles décisions pour sauver ce qui reste encore à sauver? Par grands lambeaux, le Maroc est en train de perdre une immense partie de sa mémoire culturelle. Et à grands coups de bulldozer, on détruit des salles faisant partie du patrimoine architectural pour en faire des résidences ou des centres commerciaux. Casablanca, la grande métropole, n’a même plus de théâtre. Lui aussi a été détruit.C’est non, non et non! Les Marocains ayant la culture de la culture ne sont pas légion. Ceux qui lisent non plus. Peu aussi ont accès aux loisirs. Mais ce n’est pas une raison pour tout casser. Alors, que reste-t-il? Une télévision nationale, certes avec quelques programmes intéressants, mais aussi parfois «abrutissante». La culture est un héritage transmis de génération en génération. Le cinéma en fait partie. Ne le laissons pas s’envoler en le regardant avec nostalgie. Ce serait du gâchis. Un grand gâchis.Meriem OUDGHIRI

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