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    L'Edito

    Taux négatifs

    Par Abashi SHAMAMBA| Edition N°:5574 Le 15/08/2019 | Partager
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    Dans les années qui ont suivi la grande crise de 2008,  des situations «anormales» ont fait irruption dans la finance: des taux d’intérêt nominaux négatifs pour les réserves déposées à la Banque centrale européenne. Les banques commerciales payent pour détenir des réserves libres plutôt que de les prêter.

    Certaines banques centrales des pays en développement placent aussi une partie de leurs excédents à la BCE en acceptant de payer. Mais peut-être qu’en gardant cet argent dans leurs coffres, les coûts de transaction auraient été plus élevés que le prix de la sécurité à la BCE.

    Jusqu’ici, ce mécanisme n’avait jamais franchi le marché où interviennent les investisseurs institutionnels qui sont par ailleurs tenus de sécuriser leurs ressources en les plaçant dans une catégorie bien définie d’obligations. Mais depuis la semaine dernière, on a peut-être franchi une nouvelle étape.

    Une banque danoise s’est en effet fait une grosse pub mondiale en vendant le crédit immobilier à taux négatif. Cela veut dire qu’à l’échéance, elle récupérera un peu moins que ce qu’elle a prêté au client. 

    Ce mécanisme renverse tout le logiciel des sciences économiques. La doctrine enseigne que le taux d’intérêt rémunère le temps mais surtout, le risque pris par le créancier. Or, dans le schéma des taux négatifs, c’est la personne qui prête ou qui place son argent qui paie.

    Le monde à l’envers? Pas tant que ça. Chez nous, les taux négatifs, on connaît depuis longtemps. Lorsque pour se faire payer, une entreprise doit renoncer partiellement à sa créance, c’est une forme de taux négatif qu’elle concède.

    Ceux qui blanchissent de l’argent dans des investissements non rentables pratiquent également des taux négatifs. Pareil pour ces promoteurs immobiliers (particuliers) qui se lancent dans des projets invendables. Et si nous brevetions le taux d’intérêt négatif?

     

     

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