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    L'Edito

    Taisez-vous

    Par L'Economiste| Edition N°:2354 Le 05/09/2006 | Partager

    Quatre millions d’enfants et de jeunes vont prendre dans les jours qui viennent le chemin de l’école, du collège, de la fac… 4 millions de jeunes, c’est 13,5% de la population totale du pays, une part énorme, démographiquement. Proportionnellement à sa population, le Maroc a deux fois plus d’enfants à l’école que n’en ont des pays comme la France ou l’Allemagne.L’Education nationale occupe aussi une part énorme dans les finances publiques, puisqu’elle pèse plus du tiers du budget de l’Etat. Son poids financier est sans doute plus élevé qu’il n’en a l’air dans la loi de Finances, car la formation des jeunes se cache aussi dans plusieurs autres ministères ou entités publiques (Mines, Défense, Santé, Commerce, ANRT, hôpitaux…) et n’est pas toujours identifiée en tant que telle. En tout état de cause, l’éducation et la formation des jeunes pèsent plus lourd que toutes les dépenses de sécurité réunies. Elles pèsent deux fois plus lourd que la somme des investissements publics de toute une année. Ce qui est un effort colossal eu égard à la richesse du Maroc, qui n’est pas bien grande.Le plus souvent, ce genre de comparaisons sert à clouer le bec des critiques: «Puisqu’on fait autant, alors dites merci, puis taisez-vous».Erreur! monumentale erreur! Le raisonnement sage et citoyen, c’est de dire: «Puisqu’on consent autant d’efforts, veillons à ce qu’ils soient les plus efficaces possibles». Et c’est là que le bât blesse. Le ministère de l’Education est si loin des idées d’efficience qu’il ne dispose même pas des indicateurs qui lui permettraient de connaître l’efficacité de ses efforts. Il est dans le brouillard et tient à y rester.Le gouvernement tout entier est responsable de cet état de fait: depuis des décennies, nul ne demande de compte aux académies, aux écoles, aux universités et, de manière générale, au ministère de l’Education nationale. Le seul devoir du ministre, c’est de faire rentrer en classe 4 millions d’élèves et 230.000 enseignants, sans vague et sans bruit. Nadia SALAH

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