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L'Edito

Tâche immense

Par L'Economiste| Edition N°:2315 Le 10/07/2006 | Partager

C’est le mérite des ONG d’avoir, depuis quelques années et grâce à leur puissant «effet loupe» sur les phénomènes dont elles s’occupent, imposé les migrations dans les agendas politiques. Aujourd’hui, il faut passer à une autre phase, celle de l’organisation par les Etats. En effet, eux seuls ont la capacité d’adopter et de conduire une politique. Dans ce sens, la rencontre interministérielle de Rabat, la première du genre, s’ouvre devant une tâche immense et un terrain quasiment vierge puisque la Convention des Nations unies sur les migrants n’a été ratifiée par personne.Le point de départ de cette conférence est la conviction intime et partagée -sauf par l’Algérie, qui doit encore mettre à jour sa vision du monde- qu’il y a une communauté d’intérêt, du bout de l’Afrique jusqu’au cercle polaire. Les mécanismes migratoires ne naissent pas là où ils deviennent les plus visibles: ils ne naissent pas au Maroc, en Tunisie, en Espagne ou en Italie. Presser ces pays, les prendre pour les uniques responsables et garants de la tranquillité des frontières, c’est condamner toute la communauté à voir les flux être de plus en plus problématiques. Dans ce sens, l’expulsion par Sarkozy d’un jeune Marocain, deux jours avant l’ouverture des travaux, est soit une bêtise, soit un message. Dans les deux cas, les trois chevilles ouvrières de la nouvelle approche, le Maroc, la France et l’Espagne, auraient pu en faire l’économie: les enjeux de la conférence vont très au-delà de l’opportunisme politicien pour servir les réactions épidermiques et versatiles des opinions publiques.On n’attend pas que les ministres européens et africains sortent tout de suite avec un plan d’action. C’est trop difficile, trop novateur de mettre ensemble, du premier coup, des impératifs aussi divers que les droits de l’homme, la sécurité, le développement… On attend qu’ils inventent des engagements irréversibles pour que, demain ou après-demain, la liberté de circulation dans tout cet espace ne pose plus aucun problème à personne. Nadia SALAH

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