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L'Edito

Tabous

Par L'Economiste| Edition N°:2024 Le 19/05/2005 | Partager

Ce n’est pas politiquement correct, mais il faudra quand même qu’on se décide à dire les choses comme elles sont: le Maroc fit ses meilleurs scores contre la pauvreté sous le Programme d’ajustement structurel. Les chiffres sont là, toujours aussi têtus: sous le PAS, de 1983 à 1993, le nombre de pauvres a diminué en valeur relative comme en valeur absolue. Par la suite, quand le Maroc a abandonné la rigueur, alors la pauvreté a recommencé à augmenter.Mais ce sont des données tabous que ni les partis politiques ni les administrations ne veulent voir. Pourquoi? Pour les partis politiques, on devine bien la raison puisque leur fonds de commerce est souvent fait de démagogie. Pour l’administration, c’est plus complexe. Sous le PAS, le pouvoir d’achat des fonctionnaires a reculé. Dans les années 70, être fonctionnaire, même petit fonctionnaire, c’était déjà être un notable. Quinze ans plus tard, ce petit fonctionnaire est à la limite de la pauvreté: son salaire a été mangé par l’inflation et par le changement des standards de vie. Pis encore, la plupart des locaux de l’Etat sont dans un état de délabrement qui fait honte. Le vécu quotidien du personnel de l’Etat s’oppose donc à la réalité de l’évolution sociale. Or, on sait quel est le poids de l’Etat dans la construction des idées comme dans la construction du pays. Donc aujourd’hui encore, si l’on veut être politiquement correct, il faut envoyer l’ajustement structurel aux orties et, comme dans les années 60 et 70, rajouter des budgets aux budgets, des administrations aux administrations, des subventions aux subventions... et en fin de course, des pauvres aux pauvres.Dans son Initiative, le Souverain laisse le gouvernement libre de fixer le programme, mais il exclut l’idée d’accroître la fiscalité. C’est déjà une sécurité pour ne pas reproduire le schéma des années 70. Mais pour le reste, il va vraiment falloir entrer dans le politiquement incorrect...Nadia SALAH

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