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L'Edito

Survie

Par L'Economiste| Edition N°:3290 Le 03/06/2010 | Partager

La retraite à 65 ans, ce n’est certainement pas l’âge de départ dont beaucoup de salariés du privé ou du public rêveraient. Et si pour les futurs arbitrages les syndicats font de la résistance, ce n’est sans doute pas par idéologie. La mesure paraît douloureuse mais pourrait s’avérer inévitable même si ce n’est pas la seule option envisagée. Le premier souci pour les futurs pensionnés que nous sommes c’est que le service minimum soit assuré, l’existant viabilisé. Ces simulations, qui doivent rapidement se transformer en décisions politiques, le Maroc ne peut en faire l’économie s’il veut anticiper la bombe des régimes de retraites pas assez provisionnés. Mais dans ce débat, il est regrettable de ne pas voir se profiler en toile de fond des enjeux qui sous-tendent celui de la retraite. Il est utile de rappeler que la thérapie la plus durable pour pérenniser les régimes c’est de l’emploi et des gens qui cotisent. C’est donc ce levier qu’il faut muscler avant tout. Pas facile lorsqu’il faut composer avec l’incapacité du dialogue social à parler unanimement de la meilleure façon de produire, ce qui est sans doute l’une des plus grandes faiblesses de l’économie marocaine. C’est encore et toujours de l’état de santé de la production dont il s’agira lorsque le patronat hésitera à supporter un surcoût de cotisation, à financer un nouveau filet social, comme l’assurance chômage, allocation qui relève de l’exotisme tant qu’elle n’est pas ficelée économiquement. C’est encore plus évident aujourd’hui avec les suppressions d’emplois, baisse de production qui réduisent les marges de manœuvre. Le sous-financement des retraites n’est donc pas inhérent exclusivement au risque démographique. Il est à chercher dans des secteurs qui sont un bon témoin de la conjoncture, comme le textile par exemple, où les retours montrent bien que la crise n’est pas terminée et que la priorité numéro un de nombreuses entreprises est d’assurer leur survie.Mohamed Benabid

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