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L'Edito

Sursaut

Par L'Economiste| Edition N°:4219 Le 24/02/2014 | Partager

Sur la compétitivité,  la première illusion serait d’avoir du temps. La deuxième, de se gargariser avec quelques places gagnées avec le doing business, lorsque la réalité du terrain charrie d’autres diagnostics. Des abandons de productions comme ceux de Procter devraient interpeller car ils traduisent des avis de tempête sur nos ambitions industrielles. Des retournements de cycle, comme ceux de l’offshoring, devraient préoccuper car ils confirment la fragilité de nos choix d’émergence. Des arbitrages qui s’avèrent cheap  quand ils s’appuient sur le coût de la main-d’œuvre seulement. La compétitition ne sera soignée ni à coup de palabres, ni de visions ou de plans d’urgence. Encore moins à coup d’études d’impact.
Les problèmes et les leviers possibles sont pointés et repointés inlassablement à chaque gouvernement. Que reste-t-il encore comme usines à fermer ou à vendre  pour prendre des décisions. Que faut-il comme crise à gérer,  comme secteur à «déstructurer», pour comprendre qu’il faut savoir écouter  les entreprises lorsqu’elles lancent des appels de détresse. Car leurs activités industrielles peuvent être menacées et les emplois aussi. Qu’elles peuvent avoir une emprise sur les process, mais pas sur l’environnement, ni sur la contrebande qui a tué hier l’industrie du pneu, aujourd’hui les couches pour bébé. Que les secteurs qui ont le plus besoin d’accompagnement ne sont pas nécessairement ceux qui ruent dans les brancards. Que la crise des RH n’est pas un caprice d’employeur, mais un vrai boulet qui compromet la survie dans un monde où la matière grise devient de plus en plus l’avantage concurrentiel décisif. Que les entreprises ne font pas exagérément une fixation sur les difficultés de paiement tant que l’Etat et ses administrations resteront mauvais payeurs. Les jours et semaines qui viennent diront ou non si le gouvernement mesure la gravité de la situation.

 

Mohamed Benabid

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