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L'Edito

Surarmement

Par L'Economiste| Edition N°:4275 Le 14/05/2014 | Partager

Dans les années 1980, il y avait deux vraies bonnes raisons de désarmer l’Office de commercialisation et d’exportation, le célèbre et tout-puissant OCE: pas assez dégourdi (de fait de son statut public) et partant de là, incapable de transmettre les signaux du marché aux producteurs. Les produits-phares des exportations agricoles n’étaient pas adaptés aux évolutions, ni à l’extérieur ni à l’intérieur. Une bataille épique s’était engagée, qui était une bataille de pouvoirs et de profits. Il avait fallu un arbitrage royal, rien de moins que cela, pour en finir avec ce brûlot. Il est un fait que depuis cette époque, les exportations ont quasiment doublé, se sont diversifiées d’une manière surprenante et surtout sont sorties du tête à tête européen. Mais la question de l’autoconcurrence est restée en suspens.
D’un côté parce qu’il y a cet étonnant plan Maroc Vert, de l’autre parce que les tomates risquent d’être éjectées d’Europe, la question des exportations agricoles est revenue sur l’agenda politique.
On s’aperçoit maintenant qu’au fil des années «faciles», le Maroc a laissé perdre ses compétences qu’il avait mises dans la gestion des environnements commerciaux agressifs. Des environnements où il peut se produire n’importe quoi, comme cette «décision déléguée» de la Commission européenne qui décide de taxer les fruits et légumes du Maroc, à compter de l’automne prochain. Dans le même temps, nos plus fidèles acheteurs d’agrumes, les Russes, révisent leurs achats et laissent des ardoises.
Dans ces deux cas, les prémices étaient connues. Mais, après deux décennies de calme plat sur ce front de l’exportation agricole,  il n’y avait plus les compétences qu’il fallait pour repérer l’alerte et organiser la contre-attaque.
Le commerce mondial n’est plus ce qu’il était il y a seulement cinq ans. Il est devenu féroce et surarmé par l’intervention des gouvernements. Il faut charger aussi à Rabat.

Nadia SALAH

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