×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    L'Edito

    Squat

    Par L'Economiste| Edition N°:817 Le 25/07/2000 | Partager

    LE changement de gouvernement est une affaire politiquement importante. Dans tous les pays démocratiques, un tel événement se déroule au grand jour. C'est un indicateur également sur le jeu des alliances et des coalitions partisanes qui sont significatives de la volonté politique de conduire un pays.Au Maroc, la manière dont les choses se passent actuellement dénote la perversion qui menace la démocratie.Déjà, lors du renouvellement du tiers de la Chambre des Conseillers, le public ahuri a assisté à des manœuvres dilatoires multiples ayant toutes pour but de retarder, sinon d'éviter un renouvellement pourtant constitutionnellement incontournable.Pour ce qui est du gouvernement, cela fait maintenant des mois que l'équipe actuelle est critiquée même par les composantes de sa majorité. Mais aucun parti n'a pris l'initiative de lui retirer son soutien au Parlement. Aucun parti ne veut assumer publiquement cette responsabilité. Cependant, en se comportant ainsi, en usant de ce double langage - un discours critique à l'extérieur et un soutien effectif au sein du Parlement -, la coalition majoritaire jette le discrédit sur les institutions démocratiques.Par ce comportement, les politiques squattent la démocratie et la détournent à leur propre fin. Si de tels comportements persistent, c'est la démocratisation du Maroc qui se trouverait menacée par ceux-là mêmes qui prétendent en être les défenseurs.Abdelmounaïm DILAMI

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc