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L'Edito

Soupe populaire

Par L'Economiste| Edition N°:2942 Le 15/01/2009 | Partager

L’opportunité des mesures d’aide en cours de négociation auprès du gouvernement ne se discute pas. Certains secteurs doutent; des industries peuvent s’inquiéter. Et au niveau politique il est tout à fait normal que l’on soit à l’écoute. Le débat est souhaitable, il est même urgent pour certaines activités directement exposées à la tourmente. Maintenant, sur la forme, c’est une autre affaire.Le danger des plans d’aide résident dans les messages qu’ils distillent au passage. Ce sont leurs dégâts collatéraux. Du coup, il existe des précautions à prendre. D’abord, ne pas se bercer d’illusions: ces aides ne vont pas régler les problèmes de fonds. L’Etat pompier ne sera sans doute pas la solution au déficit de mise à niveau, de diversification, d’anticipation. Au risque de faire preuve de cynisme, ces opérations vérités de l’impact de la crise font partie du… cours normal des choses. En tout état de cause, invoquer ces difficultés ne peut être un paravent pour cacher les insuffisances. En audit, cela reviendrait à ne pas biaiser la sincérité des comptes. En économie aussi, un peu de sincérité ne nuit pas, fut-elle au prix d’arbitrages déchirants. Certaines entreprises ont bien prouvé qu’elles pouvaient maintenir le cap y compris dans cette conjoncture difficile. L’objectif n’est donc pas impossible.Eux arrivent à maintenir le cap qu’il pleuve ou qu’il vente. Il ne faut à aucun moment leur donner l’impression qu’il est question de dénaturer les règles du jeu. Et il ne faut pas non plus prendre le risque de compromettre ce droit à la concurrence qui devrait primer sur le droit à l’aide. Ensuite, pour que ces aides ne soient pas un coup d’épée dans l’eau, il faut en plus que les concernés montrent qu’ils veulent en faire un tournant pour se réinventer. Il s’agit avant tout de soutenir l’investissement productif. Rien de pire que de prendre le risque d’en faire des opérations «soupe populaire».Mohamed Benabid

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