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L'Edito

Sommets

Par L'Economiste| Edition N°:1985 Le 24/03/2005 | Partager

Les sommets arabes sont devenus un moment de torture pour les dirigeants de ces pays. En effet, ils sont coincés entre les exigences américaines et les pressions internes pour la démocratisation et le respect des droits de l’homme.Pendant des décennies, les sommets arabes se limitaient à un exercice de rhétorique sur la cause palestinienne. Désormais c’est un champ qui échappe totalement aux dirigeants arabes. Bien plus, le sommet n’a que très superficiellement traité de l’occupation de l’Irak et a soigneusement évité de désigner les USA comme puissance occupante. Les dirigeants arabes sont sommés de réorganiser les structures politiques internes de leur pays sous peine de voir d’autres le faire à leur place. C’est un message qu’ils ont compris mais qu’ils ont du mal à admettre. Avec maladresse, ils tentent de s’adapter.Il n’y a qu’à voir la rapidité avec laquelle Hosni Moubarak a obtempéré devant les exigences américaines en acceptant le principe des candidatures multiples à la présidence. Il n’est même pas dit que Washington se contentera de cela!La Libye s’est engagée à désarmer «pour le présent et le futur»! La Syrie se retire à toute vitesse du Liban, sans que cela lui permette d’échapper à la démocratisation interne.Quant au «pauvre» régime saoudien, il s’est hâté d’organiser des élections municipales, en espérant que cela pourrait le dédouaner aux yeux des Etats-Unis.En fait, à ces réunions arabes, il n’y a que les dirigeants marocains et jordaniens qui peuvent être à l’aise. Ces deux pays, en effet, ont entamé d’eux-mêmes un processus de réformes démocratiques. Ces réformes ont été initiées non pas sous la pression externe, mais pour répondre à des exigences de développement social interne. Il n’y a que ces deux pays qui, valeur aujourd’hui, se trouvent en phase avec l’exigence de la modernité.Abdelmounaïm DILAMI

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