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    Par Nadia SALAH| Edition N°:5327 Le 02/08/2018 | Partager
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    Depuis longtemps le Maroc n’arrive plus à produire les richesses à proportion de ses efforts. Il ne trouve, au bout de son chemin, ni les emplois, ni le retour sur investissement auxquels il aspire.

    Un exemple entre mille: les surinvestissements immobiliers que chacun peut voir autour des villes: pas d’information, pas de régulation et puis, au bout de chaque année, une colère du gouverneur de BAM sur des risques trop élevés pris par les banques et leurs clients promoteurs.

    Ce n’est pas une vue de l’esprit: on a eu, en Bourse, deux grosses opérations de redressement sur les fleurons de la profession. Des fleurons donnés en exemple partout sur le continent pour leur savoir-faire et leur organisation. Comment se fait-il que, comme sur la Samir ni les commissaires aux comptes, ni le CDVM (à l’époque; AMMC aujourd’hui) n’aient vu ces catastrophes financières, que BAM avait pourtant publiquement soulignées? Les alarmes ne manquaient pas, pourtant.

    Est-il prudent de laisser deux mandats dans les mains d’un même parti, sans le danger de transformer la démocratie en clientèle? Inversement pourquoi le rural, 45% de la population votant chaque fois avec application, ne fait-il pas un triomphe au RNI, qui tient pourtant le ministère de l’Agriculture depuis deux mandats? Pourquoi cette différence?  Il faut la comprendre et en retenir le meilleur pour le bien de tous.

    Quel est le montant de capital que ces opérations ont englouti? Et puis, une fois qu’on sera sur le point de sortir de ce chaos, quels seront les indicateurs, les points d’alarme -à créer tout de suite- pour reprendre la construction, avant que les familles ne soient à nouveau victimes de la pénurie, des malfaçons et de la destruction urbanistique?

    Il faut aménager, voire reconstruire, le socle du consensus national, qui permet de prendre les décisions informées, au bon moment. Ce consensus sans lequel aucune nation au monde ne saurait vivre.

     

     

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