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    Par L'Economiste| Edition N°:3025 Le 15/05/2009 | Partager

    Les prochaines élections municipales risquent de provoquer une onde de choc dépassant largement leur portée institutionnelle. En effet, le Parti de l’Authenticité et de la Modernité (PAM) se présente ou est perçu comme le «parti du Roi», ce qui, du point de vue de l’opinion publique, revient strictement au même.Or depuis l’instauration du nouveau règne, la monarchie marocaine jouit d’un état de grâce exceptionnel qui fait que toutes les formations politiques marocaines se sont positionnées et se sont perçues comme monarchistes. De ce fait, la monarchie marocaine jouit d’un consensus incontestable, qu’il s’agisse des islamistes ou des socialistes, tous considèrent le Trône et le Souverain comme facteurs de progrès et de stabilité. La politique et ses rivalités s’exercent alors sur le reste.L’apparition d’un concurrent perçu, à tort ou à raison, comme le «parti du Roi», ne peut avoir pour conséquence que le rejet de toutes les autres formations vers l’extérieur. La conséquence est évidente: on cassera le socle du consensus national. On aura ainsi créé le pire des séismes politiques, celui consistant à transformer les amis en adversaires.Il ne faudra donc pas s’étonner que se construisent des alliances, idéologiquement contre nature. Le principe de la contradiction principale et de la contradiction secondaire jouera à plein. Certes tout un chacun a le droit de créer un parti politique et il a le droit de choisir les nuances idéologiques qui lui conviennent. Mais il faut absolument que la société marocaine veille à ce que la monarchie reste le socle central, en dehors et au-dessus des enjeux politiques. Devant l’implacabilité des conséquences qui s’annoncent, on est en droit de s’interroger sur cette fatalité qui fait que chaque fois que le Maroc progresse, il trouve le moyen de se tirer une balle dans le pied. Abdelmounaïm DILAMI

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