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L'Edito

Social

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5334 Le 15/08/2018 | Partager
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Le gouvernement a une responsabilité historique: matérialiser le volontarisme affiché sur le social. Un rôle qu’il va devoir assumer avec un peu plus de force compte tenu d’une conjoncture extrêmement tendue qui laisse peu de marges budgétaires tant à l’échelle publique que privée.

Le risque à traquer sera celui de s’en tenir à des arbitrages circonstanciels au lieu de s’attaquer aux problèmes de fond. Traiter les dysfonctionnements structurels, c’est ce que suggère chaque année la Cour des comptes et c’est ce que vient de ressouligner la banque centrale dans son rapport annuel.

Le scénario parfait est de s’inscrire dans une dynamique à l’allemande qui fait concilier les intérêts des employés et des employeurs, et qui prend en considération la situation exceptionnelle que vivent actuellement de nombreuses entreprises exsangues financièrement, qui par les arriérés de paiement, qui par la fébrilité de l’investissement et la rareté des commandes.

Le scénario idéal est d’imprimer au dialogue social un rythme qui permette de dépasser les rigidités dogmatiques et d’intégrer froidement dans la liste des priorités tant les questions de hausse des salaires, que celles de la productivité, de la formation ainsi que d’autres leviers de compétitivité.

Ne l’oublions pas, le monde des affaires est désespéré et a besoin d’un geste fort pour rétablir la confiance. Le scénario suicidaire serait de faire une fixation sur la paix sociale à travers une application mécanique de mesures de renforcement du pouvoir d’achat, sans se soucier des conséquences collatérales.

Le remède serait alors pire que le mal et la pilule pourrait être très rapidement amère tant pour les ménages que pour les entreprises. A moins que le gouvernement puisse montrer qu’on puisse faire beaucoup avec peu.

 

 

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