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    L'Edito

    So what?

    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5264 Le 03/05/2018 | Partager
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    A un peu plus d’un an au pouvoir, que retenir du bilan d’El Othmani? Le chef de gouvernement, installé par le Parlement le 27 avril 2017, a nourri de fortes attentes à son arrivée. A la signature hégémonique de son prédécesseur, sur fond d’invective et d’émotion, il aura sans doute opposé un style plus apaisé et consensuel.

    S’il a fallu, pour la première mi-temps, compter sur une opinion publique indulgente pour la phase de découverte, pour la deuxième, le compte à rebours semble largement entamé. «So what?», pour reprendre un anglicisme cher aux exercices d’évaluation. La perspective change lorsqu’il s’agit de s’arrêter sur les bilans.

    Finalement, au-delà des différences des modes opératoires, le mandat d’El Othmani, tout comme celui de Benkirane, laisse dubitatif sur les résultats. A trop d’excès semble succéder trop de réserve. Les points d’interrogation se nichent au détour de la plupart des grands sujets.

    Sur l’emploi, les orientations sont floues, à moins de se satisfaire du chiffre fantasmagorique de 2 millions de nouveaux postes en trois ans. Sur la réforme de l’administration, le doute plane aussi sur les objectifs avec un gouvernement qui promet du changement sans s’attaquer à l’essentiel: toucher au statut des fonctionnaires.

    Même ambiguïté sur la régionalisation où il faut se satisfaire d’«une réflexion sur l’élaboration des contrats-programmes entre le gouvernement et les régions». Plusieurs décrets ont été votés, mais il reste le gros morceau des enveloppes financières à budgétiser et répartir.

    Faute de réactivité, de réformes, les Marocains ne peuvent plus se détourner de la réalité immédiate. C’est ce qui nourrit en grande partie la perception d’un climat politique fébrile. C’est ce qui donne aussi l’impression que le Maroc est en train de rater des opportunités. Malheureusement, l’immobilisme n’est pas indolore.

     

     

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