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L'Edito

Snippers

Par L'Economiste| Edition N°:3686 Le 27/12/2011 | Partager

En devenant membre non permanent du Conseil de sécurité en même temps que l’Azerbaïdjan, le Guatemala, le Pakistan et le Togo, le Royaume du Maroc a marqué des points diplomatiques. En effet, il s’agit d’élection négociée à l’avance, mais la négociation, elle, n’était pas gagnée d’avance.
Dans le même temps, Rabat a su mener sa barque dans la nouvelle société internationale, née de la polarisation autour de la puissance américaine, polarisation qui est une conséquence de la chute du Mur de Berlin.
Dans cette nouvelle donne, il fallait piloter au plus serré. L’erreur entraînait et entraîne toujours les pires des conséquences: déstabilisation, guerre civile, guerre d’occupation… Le tout servi sous les plus beaux atours des droits de l’Homme ou de la démocratie, ou de la sécurité ou des nouvelles technologies ou encore de tout cela en même temps.
Comme pour l’entrée dans le Conseil de sécurité, le maintien du Maroc à l’abri de ces tourmentes exige du talent diplomatique, un talent stratégique face à cette nouvelle forme d’impérialisme. Une forme d’autant plus brutale qu’elle se croit messianique et d’autant plus pernicieuse qu’elle développe des méthodes sauvages d’interventions via l’image.
Pour les gouvernements des pays émergents, l’objectif est le même partout: faire en sorte de traverser, jour après jour, ces champs de mines tout en évitant les snippers.
En ce qui concerne le Maroc, la compétence à traverser, avec les honneurs, le champ de mines est avérée. En revanche, avec les snippers, il y a encore du travail.
C’est ce qu’ont prouvé les avatars de l’accord de pêche et les discussions sur la coopération bilatérale au Sénat américain: chaque fois, on en revient au même reproche: le Maroc ne sait pas s’occuper de manière préventive de son image. Il a la naïveté de croire que la réalité suffit. Or elle pèse bien peu si, préalablement, elle n’a pas été préparée par le travail sur l’image.

Nadia SALAH

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