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    Par L'Economiste| Edition N°:738 Le 03/04/2000 | Partager

    Depuis hier et jusqu'à ce soir, le Sommet Europe-Afrique fait lecompte des convergences et des divergences. Les secondes y sont plus nombreusesque les premières. Mais le Sommet a le mérite d'exister: c'estune première dans le genre et de plus, une première qui avaitpris le risque du retard tant il était important que les divisionsinterafricaines de la fin du XXème siècle ne viennent pasmarquer définitivement le début du XXIème. Le Maroca marqué des points dans ce domaine. On connaît la baisse del'influence du Polisario dans la procédure de la réunion quia finalement été retenue. On voit aujourd'hui l'effet médiatiqueet diplomatique que produit la présence de SM Mohammed VI au Sommet.Ce que l'on sait moins, c'est la présence des cadres, des servicespublics et des entreprises du Maroc dans de très nombreux pays subsahariens.En fait, on ne le devine que parce que Maroc 2006 a inscrit dans son slogande base "le rêve d'un continent". Mais c'est une réalité très forte: plusieurs pays africainsont fait appel au Maroc pour redresser leur système bancaire, pourréimplanter une agriculture performante, pour équiper la miseen valeur forestière, pour faire des recherches minières,pour former des services de sécurité (parfois pour en assurerdirectement la transition), remettre en marche leurs services de santépublique, pour conduire des chantiers importants de génie civil...Les écoles, universités et administrations marocaines accueillentun nombre non négligeable d'étudiants et de stagiaires africains.En fait, ce n'est pas un hasard si les Chefs d'Etat et de gouvernement,qui partent ou qui s'installent, font de Rabat le but de l'une des dernièresou de leur première visite à l'étranger. Le Maroc n'aévidemment pas les moyens financiers qu'ont les anciennes puissancescoloniales, mais au cours des quinze dernières années, demultiples actions ont créé des réseaux efficaces parceque plus proches du terrain et des besoins humains et techniques des paysbénéficiaires. Dommage que la diplomatie du silence ait entouréces réseaux d'autant d'ignorance! Nadia SALAH

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