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L'Edito

Signal faible

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:5247 Le 09/04/2018 | Partager
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La polémique autour d’un salon des BTP, qui s’ouvre demain, est susceptible d’une double interprétation. La première peut s’inscrire dans une logique défendable. Certains y verront des relents de patriotisme économique, d’autres du protectionnisme. D’autres encore un sens moins naïf des affaires.

On le sait, la mondialisation affiche une vitrine qui ne semble pas vivre d’herbe et d’eau fraîche. Pour le dire autrement, les entreprises marocaines sont dans leur rôle si elles affichent des ambitions transnationales, mais tiennent aussi à défendre farouchement leur précarré national. C’est ce que font de nombreux pays qui développent à la fois une logique internationale tout en défendant leurs propres intérêts. Avec un peu partout un sens très asymétrique de réciprocité commerciale!

La deuxième interprétation décèle dans cette polémique la face apparente d’une crise beaucoup plus inquiétante. Celle-ci agit avant tout comme un nouveau feuilleton des maux de la filière. Ceux d’un marché en ralentissement, et qui bat des records en matière de défaillances d’entreprises. La conjoncture n’est qu’une partie de l’explication.

Le Maroc a laissé filer les champions du BTP par la faute d’un Etat mauvais payeur. Dans une activité fortement tributaire de la commande publique, c’est plus qu’un détail. Pour pouvoir tenir sur des marchés plutôt longs, ces entreprises ont des besoins de cash importants. Il suffit qu’un retard de paiement survienne pour que la chaîne de valeur se rompe.

Même si l’ex-boom immobilier a décuplé la puissance financière des acteurs, les success stories du BTP remontent à beaucoup plus loin. Dans les barrages par exemple, les entreprises marocaines ont acquis assez tôt un grand savoir-faire qui s’est rapidement exporté sur l’ensemble du continent.

La suite est moins belle à raconter. Faute de consolidation, et en dehors de grands groupes comme Menara Holding ou TGCC, il a été impossible d’empêcher le laminage dans un secteur qui a connu ses heures de gloire. Le gouvernement entend-il ce signal faible?

(lire aussi: BTP: L’indésirable salon)

 

 

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