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Par L'Economiste| Edition N°:2808 Le 27/06/2008 | Partager

La télé reste le maillon faible de la réforme de l’audiovisuel. Le Maroc a du mal à trouver les bons dosages pour consolider un secteur soumis à de nouveaux défis. Les soubresauts de la deuxième chaîne traduisent à eux seuls la cacophonie ambiante qui règne à ce niveau. Où allons-nous? que comptons-nous faire? et avec quels moyens? Souvenez-vous: 2M devait apporter un souffle nouveau à un pôle public vieillissant. La chaîne, privée à l’origine, exsangue financièrement, avait finie par rentrer dans le giron du public. Une phase de réanimation censée en principe être provisoire. Quelques années plus tard, c’est de deux pôles publics avec leurs contradictions, leurs lourdeurs, leurs opacités que le pays aura à hériter du fait de la mauvaise gestion. Et pourtant, jamais les enjeux n’auront été aussi importants. Les chaînes satellitaires du Golfe ont imposé leur islam, leurs journaux «BBCisés», british dans la forme mais bien arabes dans le fond, et personne ne s’offusque du risque de radicalisation ou de fabrique de l’info. Dans ces conditions, lancer la TNT, la télévision mobile paraît bien timide en guise de riposte, du moins tant que la gouvernance sera cafouilleuse. L’opinion marocaine a l’impression qu’ici tout est mélangé, les objectifs, les ressources, les redevances, les équipes... Personne ne se soucie de la chasse au gaspi, des risques de doublons avec parfois des équipes qui se retrouvent à filmer le même conseil de gouvernement! Il ne se passe pas une semaine sans qu’il n’y ait de rumeur d’éviction, de courtisanerie, de guerre des clans, d’emplois fictifs, de placards dorés, de la puissance de tel journaliste sportif, qui ferait la pluie et le beau temps pendant que tel autre est mis à l’écart... Et puis il y a cette désagréable impression de confusion des centres de décisions, cette opacité financière pour laquelle il faut peut-être attendre les rapports de l’IGF, pour obtenir des indiscrétions et des assurances sur le bon usage des deniers publics. Tout se passe comme si les télés publiques étaient dispensées de l’obligation de rendre des comptes. Un drôle de show en effet!Mohamed Benabid

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