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    Par L'Economiste| Edition N°:2370 Le 27/09/2006 | Partager

    Les dernières affaires de trafic de drogue et leurs liaisons dans la sécurité de la région Nord retiennent l’attention du public. C’est bien normal. Cependant, dans tous ces réseaux scandaleux, un petit fait ne doit surtout pas échapper aux citoyens: l’Etat et pas n’importe quelle partie de l’Etat, le ministère de l’Intérieur, a accepté que des commissariats de quartier soient «sponsorisés» par des réseaux mafieux. Evidemment, tout le monde sursaute quand on exprime la réalité de manière aussi crue et brutale.Dans la réalité, cela se passe de manière bien plus soft, presque par nécessité et inadvertance, en quelque sorte. Description: une commune, une administration… a besoin d’une fourniture ou de travaux en urgence… elle demande à son fournisseur habituel de faire face, sans bon de commande, sans appel à la concurrence… Tout le monde est en faute, tout le monde le sait donc tout le monde se tait: la connivence est née, qui à l’occasion se transformera en complicité et en corruption.Plus dangereux car plus commun: une administration a absolument besoin d’un billet d’avion, d’un coup de peinture, d’une voiture… mais n’a pas le budget pour cela. Elle va se le faire offrir. Aucun fonctionnaire n’en tire un bénéfice personnel, mais quel fonctionnaire aura l’incorrection de demander des comptes à cette entreprise qui lui a rendu un si fier service quand son administration en avait tant besoin? Faire vivre les administrations à la limite de la famine budgétaire, c’est automatiquement les jeter pieds et poings liés dans le jeu de ces relations malsaines. On croit faire des économies et en réalité on détériore la crédibilité de l’Etat; on lui tisse des liaisons dangereuses.En ces temps si durs, où l’Etat est le seul capable d’organiser la bataille économique et sécuritaire, il faut veiller avec le plus grand soin à ce que ses serviteurs ne l’abîment pas.Nadia SALAH

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