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    Par Nadia SALAH| Edition N°:4889 Le 02/11/2016 | Partager
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    Quand il y a un mort, comme à Al Hoceïma, qui plus est dans des circonstances aussi horribles, difficile de rester neutre. Encore plus difficile d’en appeler au droit et à la responsabilité.
    Et quand on voit que cette abomination est arrivée pour des poissons, on a envie de tout envoyer promener, la loi et la sécurité, les règles sanitaires et les obligations du développement durable. A commencer par l’obligation qui est faite aux services publics d’imposer les règles et le respect des lois: rien ne vaut une mort d’homme. Surtout si l’idée est très répandue, selon laquelle ces règles ne sont pas identiquement imposées à tous. En plus il y a le contexte: avec crainte ou avec espoir, chacun a en tête la révolution tunisienne.
    Pourtant, curieusement, les plus hardis des défenseurs des droits humains ont réduit la voilure de leur colère, orientant le débat vers des sujets dérivés. Après le Souverain, mais avec une fermeté nouvelle,  le PJD et le PAM sont intervenus, s’opposant là  au silence habituel du monde politique. Des journalistes accourus de France pour voir tomber le Maroc, comme tomba la Tunisie, font des reportages louant le savoir-faire de la police (sic!).
    Et puis quand l’émotion s’apaise, les icônes se cassent. Les fragments ne sont plus aussi purs. Ils parlent d’un monde trouble, où il est question de fraude et de trafic d’espèces protégées.
    Rien qui ne vaille un mort, évidemment, mais tout qui vaille de rendre sa légitimité au droit.
    Le Souverain l’a demandé.
    Les Marocains connaissent les Marocains: ils savent que l’exercice est difficile, que la tentation est forte de sacrifier des boucs émissaires.
    Pourtant, dans cette affaire plus que dans toute autre, si les juges déforment la légalité en croyant la réconcilier avec la légitimité, ils  ne serviront ni notre Roi, ni notre pays.

     

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