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L'Edito

Schizophrénie

Par L'Economiste| Edition N°:937 Le 17/01/2001 | Partager

La grande différence entre l'Asie et la Méditerranée, surtout au Sud, est la perception même du progrès. Les Chinois, Thaïlandais, Indonésiens, Coréens..., quand ils décident de sortir du sous-développement, avec ou contre leur régime politique, se moquent pas mal de l'origine... de la technique, du procédé qu'ils souhaitent adopter. Les Chinois, qui ont la plus vieille civilisation de la terre, n'hésitent pas à écrire sur leur plaquette publicitaire que leurs zones industrielles sont gérées par des étrangers: ils en font un argument pour attirer des investisseurs. Imaginons l'effet de cette même plaquette de ce côté-ci de la planète. En Jordanie, cela donnerait des discours indignés dans les mosquées; en Egypte, des procès retentissants; en Tunisie, un interrogatoire de police; en Algérie, un attentat bien sanglant et au Maroc, des grèves et des articles vengeurs dans la presse. Mais cela ne s'arrêtera pas là: dans chacun de ces pays, chefs d'Etat, ministres et hauts fonctionnaires devront renouer en catimini les fils cassés, convaincre les partenaires extérieurs que toutes ces réactions n'ont pas de sens, qu'il faut investir quand même... Voilà beaucoup d'énergie perdue pour entretenir cette étrange schizophrénie, laquelle n'est d'ailleurs pas l'apanage du Sud de la Méditerranée, puisqu'elle est la même dans le Sud de l'Italie, en Grèce et qu'elle a une version particulièrement virulente en Corse.Pourtant, le calendrier marocain, qui regroupe en une semaine la visite de Prodi, deux voyages Royaux en Libye et au Sommet de la Francophonie et encore le voyage de Youssoufi en Iran, donne le ton: ces voyages montrent les chances qu'il y a à saisir quand on arrête d'entretenir des visions fermées, pathologiques de sa propre place dans le monde. Nadia SALAH

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