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L'Edito

Scandale révoltant

Par L'Economiste| Edition N°:3939 Le 28/12/2012 | Partager

En principe, les automobilistes doivent changer le document qui leur sert de permis de conduire.
On sait que ce changement est motivé par le nouveau code de la route, où les contrevenants doivent être identifiés facilement et sans risques d’erreurs. Ceci est bel et bon.
La procédure est si chère, si compliquée, si lourde qu’il est douteux que l’opération se passe correctement.
Comptons ensemble.
Il y a un peu plus de six millions de permis sur carton triptyque rose à changer en un peu plus de six millions de cartes. Il faudrait que cela soit fini dans trois ans…
Voilà ce que cela donne sur le terrain de la réalité vraie: il faudrait préparer 7.693 nouveaux permis chaque jour ouvrable d’ici octobre 2015 et ce à condition que les fêtes nationales et religieuses aient toutes le bon goût de tomber durant un week-end ordinaire. Sur les 16 centres habilités plus les 63 centres d’immatriculation (s’ils y travaillent), il faudrait recevoir, vérifier, photographier, enregistrer, et enfin échanger les documents à raison d’un  permis toutes les 5 minutes. Autant parler de bureaucratie supersonique!
C’est sans doute à cause de cette ineptie statistique que le législateur n’a prévu aucune sanction. Mais les pouvoirs publics se gardent de le dire.
Cette affaire n’a pas de sens. Mais elle a des «opportunités».
Et de fort belles. Que faire quand cette obligation coûte au moins 550 DH et que le Smig est à moins de 2.000 DH? Que devra faire le conducteur, arrêté par la police le 1er janvier prochain et qui aura encore son vieux permis de conduire? Quelle aubaine pour un policier qui n’aurait pas l’honnêteté bien chevillée au corps! Une aubaine aussi pour les «contrôleurs supersoniques» quand leur «client» a son taxi ou son camion immobilisé depuis déjà 3 jours, et qu’il doit faire «quelque chose pour gagner sa vie»…
Cette affaire n’est rien d’autre qu’un  scandale révoltant.

Nadia SALAH

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