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L'Edito

Scandale

Par L'Economiste| Edition N°:2757 Le 16/04/2008 | Partager

Les présidents du FMI et de la Banque mondiale ont dramatisé les effets de la crise mondiale du pétrole et des denrées alimentaires. On comprend bien ce qu’ils veulent obtenir: les pays riches doivent ouvrir leur portefeuille pour financer des facilités à prêter aux pays les plus touchés, de manière à ce que cette crise ne plonge pas certaines zones dans un chaos politique et économique. Sur ce point, on ne peut que les approuver et abonder dans leurs sens. Mais Haïti, où le gouvernement est tombé suite à des émeutes contre la vie chère, n’est pas l’Argentine. Le Venezuela, pays pétrolier où des désordres se sont produits à cause du manque de pain, n’est pas la Thaïlande; la Mauritanie n’est ni le Maroc ni l’Inde. Chaque pays a sa situation propre.En dramatisant, Zoellik de la Banque et Strauss-Kahn du FMI (qui devra aussi expliquer pourquoi il a montré tant d’indulgence vis-à-vis de la mauvaise gestion financière américaine des subprimes) ont aussi globalisé la situation. En agissant ainsi, ils ont coupé l’herbe sous les pieds des gouvernements qui ont la volonté de faire face, au cas par cas, à la crise. Au Maroc par exemple, ce n’est pas la subvention sur le pain qui pose problème: jamais, dans le monde rural, les familles n’ont bénéficié de la subvention car elles autoconsomment leur production et, en ville, seule une partie des farines est réellement subventionnée. En revanche, il y a un vrai gros problème sur le gaz butane. En Egypte et au Venezuela, le système est tel que les prix ne bougent pas, c’est le pain qui disparaît, comme dans l’ex-Russie soviétique.En ne présentant qu’une vision du monde, la leur, Strauss-Kahn et Zoellik redorent le blason de leurs institutions, bien critiquées parce que bien critiquables. Bien pis, objectivement, ils aggravent la situation sociale et politique des pays qui ont la capacité de gérer leurs problèmes. Et ça c’est un scandale mondial.Nadia SALAH

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