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L'Edito

Sans vergogne

Par Nadia SALAH| Edition N°:5342 Le 03/09/2018 | Partager
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Arrêtons de nous raconter des histoires sur le chômage. En dehors d’une année sous les drapeaux, il n’y a que deux manières de «fabriquer du travail» pour les jeunes adultes: l’industrie et le tourisme.

Le département de l’Industrie est fasciné par son plan d’accélération, qui va fort lentement, refusant de voir les destructions d’emplois autour. Sans s’inquiéter de la violente guerre commerciale que nous livrent, sur notre territoire comme chez nos clients, la Turquie, l’Egypte… via leur politique monétaire.

Dans l’équipe d’El Othmani, le tourisme est devenu un gros ministère: tourisme, transport aérien, artisanat et économie sociale. Avec un ministre et deux secrétaires d’Etat. Ce qui n’est pas rien.

Que peut-on en dire? Un tout petit fait raconte tout ce qu’il y a à savoir du travail réel de ce ministère: sa dernière actualité date de plus d’un mois, du 27 juillet exactement. On y  annonce un accord de coopération touristique avec… le Malawi!

Sans vergogne, le ministère a passé une bonne partie de son temps à lutter contre le patron de l’Office du Tourisme. Ce dernier avait eu la mauvaise idée de mettre les résultats du Maroc en 2017, au-dessus de la moyenne mondiale. Depuis un an, rien n’a été fait.

Sur la même ligne, on a tous noté que nul n’a levé le petit doigt quand le Syndicat des pilotes a décidé de prendre le contrôle de la RAM pour s’offrir des avantages financiers extravagants. Comme si personne n’avait à rendre compte de l’argent public et des intérêts du Maroc.

Depuis 2010, il n’y a plus de politique du tourisme, plus de mobilisation... Il n’y a que des successions de bagarres d’ego, auxquelles on ne met plus le holà.

Quelque part sur la route de la démocratie, nous avons pris un mauvais embranchement. Celui qui bricole sans cesse des rentes ministérielles pour les partis politiques, sans vision, sans ambition. Du simple fait qu’ils font l’appoint. Qui croit que c’est cela, la démocratie?

 

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