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L'Edito

Sanctions

Par L'Economiste| Edition N°:2758 Le 17/04/2008 | Partager

Les évadés de Kénitra montrent l’incurie et la désorganisation régnant dans l’administration pénitentiaire, sur fond de totale irresponsabilité au sein de l’Etat.En effet, quand des erreurs se produisent dans une structure rationnelle, on tire immédiatement les leçons et on prend des sanctions, pas seulement à l’égard des lampistes.Il a fallu du temps et des moyens aux évadés. Ce qui veut dire, soit que l’administration pénitentiaire savait et a laissé faire, soit qu’elle ne voulait pas savoir ce qui se passait dans les cellules. Dans un cas comme dans l’autre, preuve est faite que la gestion carcérale est installée dans une logique du «pas de vague», tant pis pour les conséquences.On n’est plus du tout dans la logique d’une administration rationnelle et responsable. C’est le système entier qui est en cause, de sa conception à sa mise en œuvre, du directeur de l’administration pénitentiaire au gardien. Et oh, surprise! l’incurie est telle dans ce ministère que, depuis plusieurs mois, il n’y a même plus de directeur de l’administration pénitentiaire. Et encore plus fort: il a fallu deux jours pour qu’un haut fonctionnaire de Rabat daigne faire le déplacement jusqu’à cette prison!Depuis de longues années, le Maroc est dans une politique pénale incohérente. Il manque de budget pour nourrir les prisonniers, il manque de locaux, il manque de personnel… Parfois, les avocats ont du mal à localiser leur client emprisonné… Et pourtant, la détention préventive est quasi systématique, même en cas d’accident de la route.Il est évident que personne ne gère plus rien, sauf les trafiquants de drogue et les extrémistes, qui profitent bien de ce désordre: ils disposent de véritables principautés à l’intérieur des prisons. La situation est telle que c’est l’Etat qui est en cause: au minimum, il doit assurer l’ordre public dans ses prisons.Abdelmounaïm DILAMI

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