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L'Edito

Sacré pari

Par L'Economiste| Edition N°:2180 Le 27/12/2005 | Partager

Réformer les hôpitaux, UN sacré pari! La santé est un vecteur de développement important. Mis à part quelques exploits, qui tiennent plus à des initiatives individuelles qu’aux résultats d’une stratégie planifiée, les insuffisances de fond persistent. C’est connu: nos hôpitaux manquent de tout, de bras, de matériel comme d’argent. Les contraintes sont multiples. Problème de financement d’abord. Tous les ministres de la Santé se sont heurtés à la nécessité d’augmenter les recettes, via la fiscalité ou les contributions des patients. Le tout en contournant les contraintes d’une société très inégalitaire. Impossible d’avancer jusque-là. En particulier lorsqu’on manque de temps politique pour mener à bien ces réformes. Or, sans budget, difficile de se moderniser et d’offrir des prestations de qualité. C’est un cercle vicieux; sans cela aussi, impossible d’attirer une clientèle solvable qui, elle, préfère se faire soigner dans le privé ou à l’étranger. Au bout du compte, une médecine marocaine à deux vitesses. Mais le problème n’est pas seulement financier. Il y a aussi un déficit patent par rapport aux notions d’intérêt collectif et de service public. On aurait tort de sous-estimer ces contraintes-là, car elles renvoient à d’autres chantiers, -moralisation, éthique notamment-, non moins importants. Le risque de rencontrer des médecins, infirmiers, malhonnêtes n’est pas négligeable. C’est même l’image que renvoie l’hôpital auprès de l’opinion publique. C’est-à-dire un endroit où tous les abus seraient permis, du racket au clientélisme, jusqu’aux négligences et leur corollaire, les erreurs médicales. Bien entendu, et fort heureusement d’ailleurs, ce constat est exagéré. La médecine publique a ses héros. Des praticiens dont les motivations sont exclusivement humanitaires. A ces derniers, il faut donc donner des raisons d’espérer. Mohamed BENABID

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