×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    L'Edito

    Sac à dos

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5336 Le 17/08/2018 | Partager
    nadia_salah.jpg

     

    Inutile de faire comme si de rien n’était. Inutile de se mettre la tête dans le sable en disant  que «ça va passer tout seul».

    Et puis honnêtement, pour cette fête des jeunes, il serait bien sot de servir des discours conventionnels que personne ne croit plus depuis des lustres.

    On sait tous que 8% de la population totale du Maroc est abandonnée dans les marges, laissée au bord du chemin. Une famille sur quatre, bien lire 1 sur 4, est touchée. Avec la nouveauté que, via leurs enfants, ce sont les couches moyennes qui sont les plus éprouvées, les plus marquées.

    Ce n’est pas que du chômage, pas que de l’enseignement médiocre, pas que de l’incapacité à se servir des codes sociaux… Mais c’est tellement antinomique avec les valeurs portant ces couches moyennes justement: instruction, équité… Comme si c’était de l’acide versé sur des trésors millénaires de culture et de solidarité, les liens sociaux sont attaqués de l’intérieur.

    Il ne sert pas à grand-chose d’aligner les «y-a-qu’à». Les pluies de milliards de DH sont vaines par nature, sauf à câliner les bonnes consciences. Heureusement, on n’a pas le premier million de ces milliards-là.

    D’ordinaire, un pays qui a une importante masse de jeunes change sa musique, ses modes, ses manières de parler… Les jeunes changent tout ce qu’ils peuvent changer. Sauf si on les emprisonne dans les idées de leurs parents, au nom d’un savoir-vivre, bien plus féodal que respectueux. Tous y pratiqueront l’hypocrisie, laquelle s’étendra alors jusqu’à la foi. Peut-il y avoir pire scénario capable de faire le lit des fascismes?

    Non! Les parents angoissés ne doivent pas être cloués au pilori, car eux aussi se sentent abandonnés face à tant de changements que nul n’explique.

    Il revient aux religieux, profs, sociologues, à tous les passionnés de la politique ou des humains, aux militants de la société civile de produire et proposer le sac à dos immatériel pour réenchanter nos jeunes.

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc