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L'Edito

Rush

Par L'Economiste| Edition N°:2121 Le 03/10/2005 | Partager

Manger plus, travailler moins. Ramadan est devenu une curieuse pratique économique, qui oublie la prescription religieuse de manger moins, prier plus et travailler autant. Pour un mois, nos dérives grèvent au moins de 10% notre fragile et chétive économie. Au Japon, les spécialistes ajustent les prévisions annuelles du PIB pour un jour, le 29 février. Ce dernier week-end a encore connu une frénésie pour acheter plus que le nécessaire, et stocker. Des rayons de supermarchés ont été vidés comme au temps de la pénurie. Celle-ci a disparu, mais le comportement bizarrement se renforce. Pourtant, tout est disponible grâce à une distribution fluide, par le double système des grandes surfaces et du petit commerce qui lui survit. En amont, le Maroc produit de tout, et ses frontières sont grandes ouvertes depuis 10 ans. D’ailleurs, ce sont les importations qui profitent le plus de cette frénésie de consommation, qui ne tire pas beaucoup notre économie. Au total, l’offre abonde, c’est la demande qui pose problème. Car le rush de ceux qui ont les moyens entraîne celui de ceux qui n’en ont pas par mimétisme, ou crainte atavique de manquer. Alors le prêt à la consommation Ramadan est apparu: on s’endette pour jeûner, comme on s’endette pour le mouton de l’Aïd. Comme il faut rembourser, on s’appauvrira plus tard. A moins de travailler plus après Ramadan. Mais chacun sait qu’il n’y a jamais de candidats aux heures supplémentaires.Même s’il y a un regain de piété, Ramadan est surtout de la consommation en plus, et une production en moins par les horaires réduits. Nos dirigeants politiques et nos prêcheurs ont un rôle pour recadrer cette dérive dangereuse. Car manger plus et travailler moins c’est, à long terme, ne plus travailler et ne plus manger du tout. Khalid BELYAZID

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